Bibliographie

Tous les livres de Jeff Noon dans leur ordre de parution :

 

Vurt

(Vurt, Ringpull, 1993)
Roman traduit par Michèle Albaret-Maatsch (Flammarion, 1997)
Nouvelle traduction par Marc Voline (La Volte, 2006)

Dans un Manchester en ruines, une poignée de junkies recherchent des plumes aux propriétés particulières qui donnent accès au Vurt, le monde imaginaire dans lequel ils ont perdu l’une des leurs. Poursuivis par les flics, confrontés à des hommes à moitié chiens, et à des Ombrefemmes, ils tractent une créature improbable et constamment en manque, pour l’échanger contre leur camarade. Dans ce roman poétique et hallucinatoire, tous repères sont brouillés ; on se laisse porter par la langue et les images, entre réel et irréel.

Pollen

(Pollen, Ringpull, 1995)
Roman traduit par Marc Voline (La Volte, 2006)

Lundi 1er mai : le taux de pollinisation s’élève et Manchester est pris dans un éternuement qui prend dangereusement de l’ampleur : homme-chiens, zombies, roboflics, tous ceux qui peuvent rêver dans le Vurt sont atteints. Perséphone, femme enfant, sème la mort et les fleurs autour de ceux qui l’approchent, une Ombre flic et un chien flic enquêtent pour éviter une conflagration funeste, par laquelle le monde du rêve envahirait la ville.

Des portes sont en train de s’ouvrir entre les espèces. Deux mondes, l’un réel, l’autre imaginaire, s’interpénètrent, à tel point que le lecteur perd de vue la lisière qui les sépare, thème de prédilection d’un Jeff Noon poète halluciné, qui joue ici avec nos émotions.

Alice Automate

(Automated Alice, Doubleday, 1996)
Roman traduit par Michèle Albaret-Maatsch (Flammarion, 1998)

Quoi de plus terrible pour une fillette impétueuse et de surcroît, prénommée Alice, que de devoir résoudre, dans le salon de sa grand-tante, la question des ellipses ? Heureusement Wippoorwill, le perroquet, met quelque ingéniosité à divertir la petite fille, l’entraînant à sa suite — ni plus ni moins — dans l’horloge ! Non sans l’avoir auparavant interrogée : « Qui sourit à 2 heures moins dix et grimace à 7 heures 20 ? ». En plein coeur d’un monde futuriste, Alice, d’abord persécutée par les Bureaucrotales, se trouve bientôt aux prises avec le cruel Casse-tête…

Jeux de mots, jeux d’humour, Jeff Noon s’adonne avec malice à de périlleux ronds de jambe et pied de nez au Pays des merveilles.

NymphoRmation

(Nymphomation, Doubleday, 1997)
Roman traduit par Alfred Boudry (La Volte; 2008)

Jouez gagnant. Vendredi, c’est jour de chance dans cette vieille ville veinarde de Manchester. Dom, dom, dom, domino. Tous les habitants sont scotchés à leur écran, à mater Dame Fortune qui décidera de leur avenir. Qui est-elle ? Qui est Mister Million et l’entreprise AnnoDomino, à l’origine du virus du jeu ? Quel est le secret des nombres, tapis au cœur des mathématiques les plus dangereuses ?

La nymphoRmation s’est emparée de Manchester. Jouez gagnant. Misez Noon.

Pixel Juice – histoires, nouvelles, dub remix, fragments, modes d’emploi

(Pixel Juice, Doubleday, 1998)
Recueil de textes courts traduit par Marie Surgers (La Volte, 2008)

Voici cinquante récits, cinquante fragments où les genres et les styles s’entrecroisent, se pénètrent et se fécondent, cinquante histoires, étranges, frappantes, dérangeantes ou carrément bizarres, nées dans les zones troubles de la médiasphère et aux marges de la « dance culture ».

Contes de fées urbains, modes d’emploi de machines disparues, grand huits ivres de mots, rappels de produit, pubs pour des objets improbables et club remix conceptuels : Jeff Noon explore les pouvoirs musicaux du langage pour créer de la magie en prose. On retrouve ou l’on découvre ici son univers flou, les rues d’un Manchester décalé, nostalgique ou futuriste, la musique, l’écriture, l’enfance cruelle, le monde du rêve. Et l’autre côté du miroir nous fixe intensément. De quoi vous rendre accroc à Noon dès la première prise.

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(Needle in the Groove, Anchor Books, 2000)
Roman traduit par Marie Surgers (La Volte, 2014)

Elliot, un bassiste de vingt-cinq ans, rencontre un groupe de musique électro-acoustique : une chanteuse, une dj, un batteur. Fasciné par leur talent brut de décoffrage, il découvre leur secret : une nouvelle méthode qui permet d’enregistrer le son sous forme liquide. Chaque morceau, conservé dans une sphère pleine d’un fluide épais, peut être remixé en le secouant. Les possibilités artistiques lui donnent le vertige, et la drogue omniprésente menace de recouvrer son emprise sur lui, jusqu’au jour où le batteur disparaît.

Commence alors une quête aux racines de la musique – le père et le grand-père étaient musiciens eux aussi, dans les styles de leur époque, et la famille semble porteuse d’une lourde hérédité pleine de secrets haineux. Et la musique liquide, bien sûr, peut être bue, inhalée, injectée. Drogué au son, Elliot plonge dans les remix de son cœur. Les chapitres sont des chansons ; ils peuvent être remixés, adaptés, en différents styles, du jazz au skiffle, du punk à la pop et à la dance ; la musique envahit les pages, coule dans les veines et modèle le monde.

Cobralingus

(Cobralingus, Codex, 2001)
Recueil de poésie. N’existe pas encore en français.

Cobralingus permet au langage d’accéder à la future forme liquide de conscience. Les processus de Metamorphiction sont utilisés pour appliquer les techniques de l’électro à la production de mots, dissolvant le langage. Au sein de cet état liquide, les mots mutent en de nouvelles formes ; le texte emprunté est savamment échantillonné et transformé.

Jeff Noon Omnibus

(Pan Macmillan, 2001)
Recueil de romans sans équivalent en français. Contient Vurt et Pollen.

Descendre en marche

(Falling out of cars, Doubleday, 2002)
Roman traduit par Marie Surgers (La Volte, 2012)

 

L’Angleterre est rongée par une étrange épidémie : les victimes n’arrivent plus à décoder l’information. Les mots sont indéchiffrables, les photos des assemblages de couleurs, la musique une suite de bruits hostiles. Les panneaux de signalisation évoquent de l’art abstrait. Les miroirs reflètent des inconnus monstrueux.

Sillonnant l’asphalte au jour le jour, quatre paumés tiennent le coup grâce à une mystérieuse poudre qui atténue temporairement les effets de la maladie.

Marlene, hantée par la perte de sa fille, prend des notes pour résister à la désagrégation. Son but : retrouver et réunir les fragments d’un miroir qui pourrait tout à la fois détenir la source du mal comme sa solution. Mais la maladie gagne sans cesse du terrain, et le contenu même du carnet se met peu à peu à muter…

Falling out of Cars est un « road novel », le premier du genre implanté dans le décor britannique, reflet de notre société, dans laquelle l’excès d’information engendre la perte de sens, les peurs et la solitude dans la foule.

Channel Skin2012

Channel SK1N raconte l’histoire de Nola Blue : prodige de la pop, icône que chaque ado a soit envie de ressembler soit d’être avec. Elle a du talent, des hits, est internationalement célèbre – tout ce qu’elle peut potentiellement vouloir. Mais quand elle commence à retransmettre les signaux de télévision sur sa peau, Nola est entraînée dans un voyage bien au-delà des frontières du star-système pour lequel elle a été modelée.

C’est un conte de Frankenstein pour la génération X-Factor. Saturé par les mêmes médias parasites qui ont chassé Nola, Channel SK1N diffuse la maîtrise lyrique de Noon sur une fréquence virale.

Mappalujo
« A writing game devised by Jeff Noon and Steve Beard » (2002) disponible en ligne uniquement. N’existe pas en français.

217 Babel Street
Recueil hypertextuel en ligne par Susanna Jones, Alison MacLeod, Jeff Noon et William Shaw (2008). Les textes de Jeff Noon sont disponibles sur cette page. N’existe pas en français.

Nouvelles ou fragments / short fictions publiées en revues et anthologies

« Artificialy Induced Dub Syndrome »
in Cybersex (anthologie dirigée par Richard Glyn Jones, Raven Books / Robinson Pulishing, 1996).

« Blurbs »
in Random Factor (anthologie dirigée par Elaine Palmer, PULP Faction, 1997).

« Xtrovurt »
in Bifrost n°52 (éd. du Bélial, 2008). Traduit par Marie Surgers. Extrait de Pixel Juice La Volte, 1998).

« Le Point aveugle »
in Ceux qui nous veulent du bien : 17 mauvaises nouvelles d’un futur bien géré. Traduit par Marie Surgers (La Volte, 2010).

Essais

« Read this » in The New York Review of Science Fiction, Mai 1995.

« Words from Jeff Noon » in Interzone #42 (avril 1999).

Pièces

Woundings (1986)

Vurt – The Theatre Remix (2001)

Somewhere the Shadow (2001)

The Modernists (2003)

Radio

Dead Code – Ghosts of the Digital Age (BBC Radio 3, 2005)

Adaptations

Woundings (alias Brand New World), long métrage de Roberta Hanley (GB, 1998) d’après une pièce de Jeff Noon.

Retrouvez aussi la Bibliographie de Jeff Noon à la Volte sur    

Bibliographies en Anglais :

http://www.themodernword.com/scriptorium/noon_works.html

http://www.isfdb.org/cgi-bin/ea.cgi?2314