Alice Automate

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« Après Pollen, j’étais un peu soucieux de ce avec quoi j’allais enchaîner. J’ai en réalité démarré un troisième roman dans le Vurt, mais n’ai jamais poussé très loin, j’avais la sensation de me répéter. Je ne voulais pas que les lecteurs sachent quoi attendre de moi ; c’est pourquoi j’ai élargi quelque peu mon champ. Le projet d’Alice Automate semblait parfait. Alice a déjà figuré dans mes précédents livres, surtout dans Pollen, où elle apparaît très malade, enfant mourante. J’ai senti qu’il était temps de la sauver de son destin, de la ramener à la vie, à mon étrange manière.

Couverture 1996 VO

 

 

J’étais anxieux au moment d’écrire ce troisième livre digne d’Alice, mais dès la première page j’ai senti que je ne ferai pas ce voyage seul et que Lewis Carroll allait m’aider jusqu’au bout. Dans le poème d’introduction, j’ai écrit une phrase sur le sauvetage d’Alice d’entre les « ravages du temps », et une voix dans ma tête m’a conseillé de le changer en les « radis du temps » ! A ce moment-là j’ai compris que tout allait bien se passer. »

 

Jeff Noon (Source : Metamorphiction)

Illustration de l’e-book 2012